Rencontre avec les éditions : L’atelier contemporain - vendredi 19 novembre 20h - 19/11/2021

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LIBRAIRIE LE LIVRE

24 place du Grand March37000 Tours

 
le Vendredi 19 novembre à 20 heures

 

 

 

 

Rencontre avec les éditions

L’atelier contemporain

En compagnie de François -Marie Deyrolle

Laurent Jenny & Daniel Payot

A l’occasion de la parution de  

 

Le désir de voir de Laurent Jenny - 2020

Le Désir de voir de Laurent Jenny retrace une initiation au regard pictural. Intitulées « Voir dans le noir », « L’instant de voir », « Voir en rêve » et « Manières de voir », les étapes de cet essai discrètement autobiographique donnent lieu à l’exploration de plusieurs modes de vision, découverts au croisement d’expériences personnelles, d’expérimentations artistiques, de lectures et de contemplations.

 

"Je vais simplement commencer à regarder. Je vais tout reprendre à zéro, c’est-à-dire : l’« aventure d’une ligne », ce qu’elle risque, ce qu’elle trace, ce qu’elle rate, ce qu’elle fend et enclôt, sa responsabilité en somme, le noir et toutes les œuvres au noir, le mystérieux travail du négatif, son interminable et essentiel démêlé avec le blanc, la vie de la couleur, sa promesse de bonheur, ses persuasions et ses mensonges, et les images construites bien sûr, fortes et tacites, leurs allégorèses muettes et toujours débordées par le surplus qu’elles retiennent et montrent en silence […]"

 Laurent Jenny in Le désir de voir, 2020.  

 

Laurent Jenny enseigne à l’université de Genève. Il est également membre du comité de rédaction de la revue Po&sie. Outre ses nombreux travaux consacrés à l’esthétique et à l’idéologie littéraires, il a fait paraître des romans au Seuil (Une saison trouble, 1967 ; Off, 1971) et, plus récemment, aux éditions Verdier, un essai (La vie esthétique. Stases et flux, 2013) et une autobiographie fragmentaire (Le Lieu et le moment, 2015), aux éditions Mimésis, La brûlure de l’image.

 

 

Retours d'échos de Daniel Payot - 2021

« Comment ne pas écrire sur l’art et les artistes » : cela signifie, pour Daniel Payot, moins dicter des principes neufs que renoncer à tout principe donné d’avance ; créer entre ces deux pratiques les conditions d’un face-à-face qui les enrichisse mutuellement, par échos et retours d’échos.


« Envoyer une peinture de par le monde » est « un acte dur et risqué », écrivait étrangement Mark Rothko. La raison invoquée ne concernait pas la forme matérielle ni la qualité esthétique de cette peinture, mais le fait qu’elle vit par l’amitié se dilatant et en se ranimant dans les yeux de l’observateur sensible et aussi qu’elle « meurt pareillement. » La phrase avait la gravité d’un rappel. L’envoi qu’elle évoquait, loin d’être un geste anodin, engageait la vérité d’une relation, comme si l’œuvre ne trouvait  sa force vitale et la persistance de sa légitimité qu’à la condition de ne pas décevoir une attente, un espoir ou une demande. » […] La peinture déclarait Rothko, est une affaire d’ « amitié ».

Daniel Payot in Retour d’échos, 2021.

 

Philosophe de l’art, Daniel Payot; a notamment enseigné à l’Université de Strasbourg. Derniers ouvrages parus :  Effigies – La notion d’art et les fins de la ressemblance, Galilée, 1997 ; La statue de Heidegger, Circé, 1998 ; Après l’harmonie, Circé, 2000 ; L’art africain entre silence et promesse, Circé, 2009 ; Constellation et Utopie. Theodor W. Adorno, le singulier et l’espérance, Klincksieck, 2018.